Education au développement en France, solidarité internationale au Mali, Interculturalité
METAMORPHOSE.
D’une œuvre à l’autre, l’imperceptible déclinaison de la Beauté tente de s’installer, avant d’en être délogée. Le parti pris est celui du refus de l’immobilité. Il faut donc saisir au vol ce récit de l’immémorial qui se donne dans un fragment trop vite consumé, qui fait braise toutefois, pour d’autres incendies. La métamorphose fait coexister des univers, à moins qu’elle ne les transmute : le minéral singe le végétal, pendant que l’animal résiste à ce métissage des règnes. Les formes s’égrènent, se décalent , se réorientent dans les nœuds de la matière , et ce qui se donne à voir fugitivement n’est que la fragilité de l’instant. Finalement, la métamorphose nous emporte ailleurs, sur des traces qui boucleront ensemble autour de l’invisible.
Elle dit la naissance retardée, l’accouchement compromis, l’impossible achèvement d’une présence déjà partie qui a renoncé à habiter. Elle ne consent pas à figer le réel, sinon sous forme de strates, de reprises, de sédiments retrouvés et de coquilles vides. La métamorphose ne fait qu’annoncer l’œuvre à venir, « l’absente de tout bouquet », ou mettre à jour une nouvelle fois « les calices sus » qui exportent des nectars inépuisables. La métamorphose oblige : il faut bouger.
Pierre Durand, professeur de philosophie
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