L’eau coule, la vie s’écoule..
La vie c’est cool !
Peindre, Ecrire, comme l’eau s’écrit dans nos géographies, quand le biographe se fait cartographe , en auscultant les nervures aquatiques, quand il se fait quêteur de biefs et de confluents pour percoler la liquidité de la vie.
Ne pas croire les eaux supposées stagnantes où viennent se coller les feuilles d’automne , pour résister aux dérives assassines , dans le dernier souvenir d’un printemps vert. La rivière est impitoyable qui glisse toute noire sous les friches où tout devrait se perdre, mais sans consentir jamais à aucun Alzheimer liquide.
Cours de l’eau, cours de la vie, cours de récré, menaces des rapides, mirages des circles et ensorcellements d’anges débonnaires
Vies arrêtées, vies écoulées, de noyades évitées en sources salvatrices, du lavoir au sous-bois, il n’y a qu’un pas, ponts , barques , sortilèges et puis là-bas les fontaines miséricordieuses qui accordaient la guérisons.
La rivière qui descend de Rumengol au Faou, au nom si vague que le Guillou ne s’en souvient plus, le fleuve fidèle que suivaient les pas d’Aragon, la Meuse endormeuse qui ne sait rien de la souffrance humaine, tout coule à se perdre dans les océans faute de s’être engouffré dans des failles chtoniques pour d’impossible résurgences. Eau douce , eau salée, où commence le cycle ?
L’écheveau de ces nervures aquatiques, arpenteur et cartographe, quêteur de ruisseaux, de biefs, d’étangs, de confluents (Le Guillou ).
La mélancolie c’est ce qui permet de totaliser/accomplir le passé, d’assumer la trajectoire de la création.
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