MISSION 2007
Sans moyens financiers pour emmener des étudiants cette année, deux enseignants (Pascal Blain, professeur d’informatique au lycée le Castel, et Madame Mary Montagne) sont partis au Mali en février pour faire le point sur le partenariat. Formation et maintenance informatiqueL’académie de Koulikoro est aujourd’hui bien dotée en matériel car elle est proche de la capitale, le personnel a acquis un certain niveau d’expertise au fil des années, du personnel compétent a été nommé ces deux dernières années dont un spécialiste en maintenance.Avant notre départ, au regard du rapport réalisé par nos partenaires en 2006, nous avions réfléchi aux objectifs suivants :
Autres projets d’aide au développementGrâce à la collecte et aux dons de certains de nos collègues nous avons pu répondre à certains besoins de nos partenairesEcole de shôSho, village de cultivateurs, possède une école avec trois classes. Cette école pratique la pédagogie convergente, qui introduit peu à peu le Français dans l’enseignement. Nous avons fait connaissance en 2004 avec les enfants et leur institutrice : cette dernière avait demandé aux étudiantes de témoigner devant les enfants de l’importance des études chez les filles, car en Afrique les filles fréquentent moins l’école que les garçons : elles doivent assumer les taches ménagères, garder les enfants en un mot elles sont destinées à devenir « mères au foyer ». Depuis cette date nous appuyons l’école en apportant des fournitures scolaires, des livres de bibliothèque, des trousses de premier secours.Cette année, outre les fournitures de la collecte réalisée au castel, nous avons acheté sur place une armoire métallique pour sécuriser les ouvrages jusqu’alors stockés dans un carton, De plus, nous avons répondu à certains de leurs besoins urgents et précis tels un thermomètre, des instruments de mesure de capacités, dictionnaire, cahiers d’exercice, stylos bille… Jardin d’enfants de SoubanLe jardin d’enfants de Souban est né de la coopération française France Mali en 1995 à l’initiative d’un médecin français et de la femme de l’ambassadeur de France au Mali.. Le jardin d’enfants à l’époque faisait partie des affaires sociales et les affaires sociales faisaient partie de la santé. L’enseignement pré scolaire est devenu une priorité gouvernementale. Le directeur Monsieur Tiéman Diarra, nous reçoit, et nous invite à visiter les classes. Les structures appartiennent à la municipalité. Au nombre de trois elles accueillent 143 enfants principalement du quartier, une classe petite section (3/4ans) avec 48 enfants (28 filles), la moyenne section 45 enfants (… filles), la grande section 49 enfants (16 filles). La priorité est mise sur l’accueil des filles afin de venir à l’appui du projet de scolarisation des filles. Ils sont encadrés par 8 éducatrices dont le directeur. 3 personnes rémunérées par l’état, 2 par la mai-rie, 3 par la caisse du jardin. Une femme de ménage prépare chaque jour le goûter des enfants. La classe n’a lieu que le matin, de 7h 30 à 12heures. Il y a peu d’absentéisme. Les enfants des trois classent travaillent dans la langue maternelle avec des notions de français. Monsieur Tiéman en partenariat avec les écoles maternelles de Quetigny pratique une éducation pré scolaire en col-laboration étroite avec celles pratiquées en France. Les enfants portent des tabliers bleus appartenant à l’école. Ils apprennent l’hymne national du pays en bambara puis en Français et connaissent la signification du drapeau (la bande verte représentant la na-ture, la bande jaune représentant les ressources minières du pays comme l’or, la bande rouge re-présentant le sang prêt à être versé pour conserver cette terre)., Les enfants de la petite classe travaillent dans la langue maternelle, apprennent la date, les techniques d’initiation à l’écriture, la lecture, la phonétique, les mathématiques élémentaires) les enfants comptent dans la langue maternelle puis nous démontrent qu’ils savent compter en français. Les éducatrices pour motiver les enfants les font chanter et danser afin de capter leur attention, les motiver pour l’activité à faire. Cette mise en condition a une relation avec l’activité qui va être pratiquée. Les enfants ont compté jusqu’à 5 sur leurs doigts, puis en comptant des enfants de la classe. Les enfants, après la grande section sont suivis jusqu’au collège : les éducateurs du jardin s’informent sur leurs résultats jusqu’au collège qui est situé dans la même enceinte. Des enfants peuvent être admis dans une section sans passer par les précédentes les éduca-trices devant les remettre à niveau pour mieux les intégrer. Si un enfant est absent, les éducateurs en recherchent le motif. Si un enfant est malade les éducateurs le visitent. Les enfants ne peuvent pas être tous accueillis la cotisation de 750 FCFA par mois étant lourde pour les familles, à peu près 75 enfants pourraient être accueillis avec l’aide de l’action sociale. Au départ les familles étaient parrainées par un organisme de Montpellier « espoir pour un enfant » mais il s’est retiré pour maintenant parrainer des enfants du primaire en collaboration avec une ONG malienne. Le jardin fonctionne exclusivement à partir des cotisations (frais d’inscription (1000 FCFA par an et enfant) et cotisations mensuelle et ne reçoit de don de matériel que de ses partenaires (Jumelage de Quetigny, visiteurs dont notre lycée). Cette année nous avons apporté les fruits de la collecte : ciseaux, colle, crayons de couleur, petits livres d’images, gommettes (les enfants n’ayant pas assez de gommettes, les décalquent et les colorient). Nous avons aussi apporté des brosses à dents et du dentifrice, une brosse par enfant car nous avons complété par des achats sur place. Ainsi nous continuons le travail de sensibilisation, initié par le chirurgien dentiste de l’hôpital, Monsieur Baba Diallo, au brossage de dents pour éviter les caries dentaires. Devant la pénurie de feuilles pour le dessin (une demi feuille par enfant lors de l’atelier), nous avons acheté trois paquets de feuilles banches. Un paquet de feuille au Mali coûte cher, soit 5 000 F CFA (soit 7,50 euros). Sachant qu’un manœuvre gagne 10 000 F CFA par mois, le compte est vite fait (un enseignant en milieu de carrière gagne 75 000 F CFA environ et un directeur d’école ou de collège a une prime de 5 000 F CFA par mois à ajouter à son salaire d’enseignant). Il faudrait prévoir pour l’an prochain l’achat de feuilles en France, en tenant compte du problème du poids des bagages.Visite et dépôt de médicaments au centre de santé de KoulikoroObjectif : venir en aide aux enfants des rues Cette fondation a été créée en 1992 par le président de la république. Son objectif est d’assurer un accueil (hébergement, repas, soins) aux enfants de rues, et aussi une écoute. Les enfants sont libres de venir ou pas, de repartir lorsqu’ils le souhaitent. Les éducateurs (ils sont au nombre de 3), essaient de les sortir de la rue, ils sillonnent la ville, le soir, à la recherche de ces enfants qui ont la rue pour foyers. Agés de 6 à 18 ans ils ont été placés par leurs familles auprès d’un marabout, parce que leurs familles ne pouvaient subvenir à leurs besoins. Obligés de mendier pour se nourrir, souvent victimes de coups, de viols, ils vivent dans un état désespérant de dénuement physique et moral. En juin 2006 par exemple, 107 enfants ont bénéficié de ce centre. Les éducateurs tiennent des fiches à jour et ainsi connaissent chaque enfant ; Ils parviennent dans certains cas à les raccompagner dans leur famille qui pourra bénéficier dans ce cas d’une aide pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Ces enfants viennent souvent de très loin, d’autres pays africains comme le Ghana, le Niger.
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