Rencontre avec les habitants de Mèkoungo en février 2014

Rencontre avec les habitants de mèkoungo pour définir notre soutien

Quatre axes, tous liés, pourront être envisagés en partenariat avec les villageois : L'éducation par la construction et l’aménagement de l’école et la mise en place d'un jardin d'enfants, la santé, les activités économiques des femmes et l'amélioration de l'environnement par le reboisement.

 

Samedi 22 février 2014 : Rencontre avec les  habitants de 7 villages de la commune du Méguétan (chef lieu : Gouni), région de Koulikoro, à Mékoungo (village central de ces 7 villages)

Pour se rendre à Mékoungo depuis Koulikoro, il faut traverser le fleuve Niger jusqu’à Gouni, avec le bac ou la pirogue, nous avons choisi la pirogue. De l’autre côté, nous avons été accueillis par l’adjoint au maire de Gouni, chargé de l’éducation. Il nous a présentés aux anciens du village qui étaient très heureux de notre visite, Nous avions prévu la cola, le tabac. Puis, M Moussa Kané, un jeune et Ahmadou nous ont emmenés au village de Mékoungo par la route régionale reliant Zantiguila qui rejoint la route de Ségou.

Le Président du Comité de Gestion de l’école et les habitants nous attendaient, nous nous sommes rendus sous un "cola", plusieurs messieurs étaient assis au sol, face à nous, ils représentaient les 7 villages. On nous avait préparé des chaises. Après les salutations d’usage, nous avons rappelé l’historique de nos rencontres, présenté notre petite association, écouté leurs projets. Nous leur expliquons que nos actions sont en priorité tournées vers l’éducation.

Quatre axes, tous liés, pourront être envisagés en partenariat :  construction et l’aménagement de l’école et mise en place d'un jardin d'enfants,  santé, lactivités des femmes et  reboisement.

Puis, nous avons été invités à nous rendre vers l’emplacement réservé à l’école : le lieu est agréable, des arbres anciens produisant de l’ombre sont répartis sur le terrain. Ils seront conservés. Cinq ha seront dédiés à l’école (3 classes), le logement des instituteurs, le terrain de foot et éventuellement par la suite un 2nd cycle et un ha pour la cantine.

Le centre de santé est situé à proximité. Son entrée n’ouvre pas sur le terrain de l’école, il est donc bien indépendant. Nous nous y rendons avec l’infirmier du village, qui intervient aussi dans les villages environnants. Une pièce est destinée aux accouchements qui sont pris en charge par l’épouse de l’infirmier qui est par ailleurs pharmacienne. Les locaux sont vétustes et bénéficient de très peu d’aménagements en mobilier et matériel.

Nous visitons la pharmacie située dans la cour du centre de santé, nous sommes accueillis par la pharmacienne et son mari l’infirmier. Les différents médicaments nous sont présentés, ils sont coûteux et les habitants ne viennent qu’en cas d’extrême gravité, s’ils ne peuvent être soignés ils sont dirigés vers Gouni ou l’hôpital de Koulikoro. L’infirmer note que les problèmes essentiels sont dus à de la malnutrition, une discussion est lancée sur les bienfaits du moreca, un arbre qui est très nutritif.

 

Puis, nous nous rendons à la rencontre des femmes. Elles se sont regroupées en associations, une coopérative les aide à la gestion. Elles cultivent du sésame, des haricots, du mil, des arachides. Chaque hameau possède un champ collectif de 1 ha, les femmes décident d’un jour par semaine et vont ensemble cultiver le terrain. Elles souhaitent créer des jardins, faire de l’élevage d’ovins, de volailles et de chèvres.

Pour alléger leur travail et les libérer il serait souhaitable d’acheter 2 bœufs (coût 200 à 250000 FCFA) et une charrue (50 à 60000 FCFA)

La culture du karité est une source de revenu, il s’avère que la vente de la production passe par de nombreux intermédiaires et en conséquence le prix de vente est faible, il serait intéressant de chercher d’autres débouchés et peut-être de suivre une formation (à Katibougou ?) pour améliorer la qualité du karité (ex faire bouillir)

 

Autre piste : eucalyptus : à creuser

Quant au reboisement, les villages souhaitent consacrer 4 ha de leur terrain à cette activité.

Cette belle journée d’échanges se termine par une fête en présence du maire, du chef du village et de tous les habitants

 

Jeudi 27 février 2014 :

Nous revenons sur Mekoungo pour donner une réponse à leurs sollicitations

Dans un premier temps nous rencontrons les hommes                   

Puis quelques représentantes des femmes

Nous nous engageons à soutenir ce village dans la construction d’une première classe en banco, avec son toit, ses revêtements. La main d’œuvre sera assurée par les habitants, un technicien suivra le chantier. Les travaux pourront débuter dès que l’académie aura donné son accord. Cette classe devrait pouvoir accueillir des élèves à la rentrée d’octobre 2014.

Il est envisagé la création d’un jardin d’enfants dans la salle des cours d’alphabétisation, puisque la salle est libre le matin. Dans un premier temps, il n’est pas prévu d’aménagements spécifiques, des tapis pourront être installés au sol pour accueillir les enfants, l’association PNS doit étudier sa faisabilité financière (formation et financement d’une éducatrice).

 

Avant de repartir du Mali, Ahmadou nous annonce que le maire a fait les démarches administratives pour l’ouverture de cette classe et que les travaux seront terminés à notre venue en août.

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Ajouté le 28/03/2014 par PNS -